Figure associative avec Débarquement Jeunes, Stéphane Méterfi se lance dans une nouvelle aventure : le Cinéma. Il vient de faire tourner Emir Kusturica dans «Nicostratos le pélican». Rencontre avec un homme qui reste fidèle à ses valeurs.
Côté Rouen : Comment êtes venu au cinéma ? Quel a été l’élément déclencheur ?
Stéphane Méterfi : Je suis rentré dans le cinéma un peu par hasard. Avec l’association Débarquement jeunes, nous travaillons les liens entre les jeunes et le milieu artistique. Nous organisons plusieurs événements, comme la nuit des trophées. J’ai toujours créé des liens pour faire venir des personnalités. Mais tout avait toujours un lien avec le milieu artistique. En 2008, Vincent Lagaf’ est venu me voir pour me demander de participer au tournage du film «Le Baltringue». Je lui ai répondu que je voulais bien le suivre, mais il fallait que ça profite aux associations et aux jeunes. J’ai tout fait pour que ça se passe à Rouen, au Château Blanc, et Oissel… Tous les repas ont été gérés ici, les jeunes ont été figurants. Je n’avais pas d’objectifs financiers. Ils étaient avant tout sociaux. C’était un film dans le quartier, pour le quartier et ses habitants.
– Ensuite, vous avez repris Wesh Wesh production. Comment ça s’est passé ?
- Vincent Lagaf a repris la télévision. Fred, de Wesh Wesh, m’a dit qu’il devait rejoindre Vincent. Il m’a proposé la boite de prod qui avait été créée uniquement pour ce film. Tout le monde imagine que tu te fais plein de tunes avec une boite de production. Ce n’est pas le cas. Je l’ai reprise bénévolement et avec ses difficultés. C’est sur, ça peut être lucratif. Si je gagne de l’argent, ça servira à Débarquement jeunes.
-Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’histoire de Nicostratos ?
- Le véritable intérêt, c’est l’histoire, son fond, le lien entre un père et son fils. J’ai lu le scénario qui m’avait été proposé sans savoir qu’Emir Kusturica jouerait dedans. Je me suis dit, pourquoi pas ? J’ai foncé. J’ai proposé le film à Studio 37. S’en sont suivis deux mois de tournage en Grèce, une avant première mondiale à Athènes. Tu te retrouve projeté dans le strass et les paillettes, mais ce qui compte toujours, c’est l’association. J’ai monté le tapis rouge à Cannes. Je ne suis pas connu et je suis arrivé en même temps que Brad Pitt.
- Vous êtes toujours resté fidèle à vos valeurs initiales.
- Je mène toujours un combat pour montrer qu’on peut s’en sortir. Je suis en formation dans le milieu du cinéma actuellement. Mais si demain je peux ouvrir la porte à un jeune, je le ferais. J’aimerais profiter de cette expérience pour faire avancer d’autres jeunes.
Thierry CHION
Nicostratos, le pélican, réalisé par Olivier Horlait, produit par Stéphane Méterfi et Alain ... Read more

